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Le cholestérol est l'un des principaux facteurs de risque cardiovasculaire. L'alimentation et l'hygiène de vie jouent un vrai rôle, mais elles ne remplacent pas toujours un traitement. Voici les repères pour s'y retrouver.
Bon et mauvais cholestérol
Le cholestérol est indispensable à l'organisme : il entre dans la composition des cellules et de certaines hormones. Il circule dans le sang grâce à des transporteurs :
- le LDL (« mauvais cholestérol ») : en excès, il se dépose dans les artères ;
- le HDL (« bon cholestérol ») : il ramène le cholestérol vers le foie.
Le risque dépend du taux de LDL, mais aussi des autres facteurs de risque : tabac, hypertension, diabète, âge, sexe, antécédents familiaux.
Ce que l'alimentation peut faire
- Remplacer les graisses saturées (beurre, charcuterie, viandes grasses, fromages en excès, produits industriels) par des graisses insaturées (huiles de colza et d'olive, noix, poissons gras).
- Manger plus de fibres : légumineuses, flocons d'avoine, légumes, fruits.
- Limiter les produits ultra-transformés, les sucres et l'alcool.
- Adopter le modèle méditerranéen, associé à une baisse du risque cardiovasculaire.
Les autres leviers
- L'activité physique régulière augmente le HDL et améliore le risque global.
- L'arrêt du tabac est le geste le plus efficace pour le coeur.
- La perte de poids en cas de surpoids.
La place des statines
Les statines sont des médicaments qui réduisent la production de cholestérol par le foie. Elles diminuent le risque d'infarctus et d'AVC chez les personnes à risque élevé. Leur prescription dépend du risque cardiovasculaire global de chacun, évalué par le médecin. Les douleurs musculaires sont l'effet indésirable le plus fréquent.
Attention à la levure de riz rouge
Souvent présentée comme une alternative naturelle, la levure de riz rouge contient de la monacoline K, une molécule identique à une statine. Elle en a les effets indésirables, avec une teneur variable selon les produits et sans suivi médical. Les autorités sanitaires mettent en garde contre son usage en automédication.
Lisez aussi notre article sur la perte de poids.
Précautions d'emploi
- N'arrêtez jamais un traitement contre le cholestérol sans en parler à votre médecin.
- N'associez pas levure de riz rouge et statine, et évitez l'automédication par levure de riz rouge.
- Signalez à votre médecin des douleurs musculaires inhabituelles sous traitement.
Quand consulter un médecin
- Pour faire évaluer votre risque cardiovasculaire global, au-delà du seul taux de cholestérol.
- En cas de douleurs dans la poitrine, d'essoufflement à l'effort ou de douleurs dans les jambes à la marche.
- Si vous avez des antécédents familiaux de cholestérol élevé ou de maladie cardiaque précoce.
Questions fréquentes
Comment faire baisser son cholestérol naturellement ?
En remplaçant les graisses saturées (beurre, charcuterie, viandes grasses, produits industriels) par des graisses insaturées (huiles de colza et d'olive, noix, poissons gras), en mangeant plus de fibres (légumineuses, avoine, légumes), en bougeant régulièrement et en arrêtant le tabac.
Les statines sont-elles dangereuses ?
Ce sont des médicaments bien étudiés, qui réduisent le risque d'infarctus et d'AVC chez les personnes à risque. Leurs effets indésirables (douleurs musculaires surtout) existent mais sont le plus souvent modérés. La décision de les prendre se fait avec le médecin selon le risque de chacun.
La levure de riz rouge est-elle une bonne alternative ?
Non. Elle contient de la monacoline K, identique à la lovastatine, une statine. Elle en a donc les effets indésirables, avec une teneur variable et sans surveillance médicale. Les autorités sanitaires mettent en garde contre son usage.
Sources
Article de la rubrique Alimentation et poids. Dernière mise à jour le 6 octobre 2026.



